VENDREDI 9 DECEMBRE: DESSIN DE LA TOUR, QUATRIEME ETAGE ...
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Vous ne l’ignorez plus si vous vous laissez emmener régulièrement là où mes mines me mènent ou si vos va-et-vient sur la toile vous y ont tout récemment amené : j’éprouve un penchant aussi sincère que justifié pour la Toscane ! J'adore la porte d'or de Florence - souvenez-vous, dès le 25 octobre dernier, j'étais resté pantois, un mois durant, devant cette Porte du Paradis - et je ne peux rester de marbre devant Pise et sa Piazza dei Miracoli puisque, depuis le 25 novembre, je gravis en votre compagnie, étage par étage (nous sommes arrivés au troisième) les escaliers qui nous mèneront au sommet, au beffroi de la célèbre tour penchée en marbre blanc le Campanile.)
(en Italie, à la Renaissance, un campanile est un clocher en forme
de tour ronde ou carrée construit comme un élément à part entière mais ne faisant pas partie d’une cathédrale). |
Du haut du beffroi de la "Torre pendente",
dont mon dessin - dans un instant - s'offrira sous vos yeux son quatrième étage,
vous pourrez admirer les autres édifices que la Piazza dei Miracoli regroupe
sur la magnifique Piazza del Duomo.
Vous vous émerveillerez, je le sais, devant la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption - Duomo di Santa Maria Assunta - que vous pourrez ensuite découvrir sous tous ses angles en longeant le "Museo delle Sinopie" en direction du splendide baptistère - Battistero - avant d'admirer enfin le cimetière - Camposanto Monumentale -.
Vous retrouverez dans chacune de ces trois merveilles architecturales le même thème de la galerie à colonnettes et arcades, aveugles ou non, romanes ou gothiques, qui rythment l'ensemble des façades utilisant le même matériau - marbre blanc - avec une similaire alternance de bandes blanches et verdâtres.
Cattedrale ou Duomo
Ses travaux commencèrent en 1063 : la Cattedrale, conçue selon le plan caractéristique des églises romanes en croix latine, fut consacrée en 1118 mais sa construction ne s'acheva que deux siècles plus tard. Ses dimensions monumentales sont frappantes. Grande construction à cinq nefs, elle est considérée comme le chef-d'oeuvre du style architectural de l'école pisane tout comme le vivant symbole de la grande foi des anciens Pisans et celui de la puissance économique de leur République.
Épinglons, sous sa superbe coupole décorée ou abritées entre ses murs, quelques merveilles artistiques participant à sa célébrité, comme la splendide chaire - de plan circulaire, richement ornée de précieux hauts-reliefs et soutenue par des colonnes et des sculptures féminines rappelant les cariatides de l'Erechtéion d'Athènes -, le fameux lampadaire en bronze dit "de Galilée" ou encore le magnifique plafond Renaissance à caissons en bois doré.
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Battistero
Avez-vous remarqué combien cet édifice penche lui aussi ?
Rassurez-vous : seul le photographe est à incriminer !
Le Battistero, presque aussi célèbre ma foi que la Tour, est parfaitement circulaire, avec un diamètre intérieur de 35,50 mètres. Commencé en 1153, il ne fut achevé qu'au XIVe siècle ; ses deux premiers étages de style roman reçurent leur décoration gothique à partir de 1269 ; ce n'est qu'en 1358 qu'on décida de le couvrir de sa splendide coupole dont l’aspect très original, l'aviez-vous remarqué ? lui est donné par ce cône qui la coiffe. La beauté de ses frontons, gables et pinaques gothiques ornés de bustes d'évangélistes est particulièrement mise en évidence, croyez-moi, lorsque la lumière les frappe de plein fouet, comme ce jour de 2006 où j'ai découvert Pise : le temps était superbe et le ciel d'un bleu éclatant ...
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A découvrir de l'intérieur - si vous avez la chance d'y pénétrer un jour - cette originale terminaison conique de la coupole qui renforce l'impression d'une dilatation de l'espace dans le sens vertical ; à voir aussi les fonts baptismaux, un bassin octogonal à panneaux de marbre ciselés et incrustés que trois marches exhaussent, et la chaire antérieure à celle de la Cathedrale, marquant de façon révolutionnaire la naissance de la grande sculpture pisane, et même toscane, influencée par le naturalisme gothique ...
Camposanto Monumentale (détail)
Le cimetière - Camposanto Monumentale - dont la terre fut en son temps apportée de Palestine par 53 vaisseaux - est d'une grande simplicité, fermé par un long mur de marbre blanc lisse et poli, rythmé mais à peine marqué par le relief des 43 arcades aveugles. A L'intérieur, à votre grande surprise, vous pourrez découvrir une sorte d'immense basilique - avec son vaisseau central en plein air - entourée d'un cloître monumental qui renferme tombes, sarcophages, monuments funéraires de toutes sortes, sépultures solennelles des plus illustres citoyens de Pise mais aussi d'empereurs, tandis que sur le sol les dalles funèbres des nobles marquent l'endroit où ils sont enterrés.
Le Camposanto doit avant tout sa célébrité aux étonnantes fresques qui décorent ses murs. Le plomb fondu qui coula, en 1944, de sa toiture incendiée, s'infiltra dans le plâtre sur lequel étaient peintes les célèbres fresques, le faisant craquer dans tous les sens. Les travaux de restauration commencèrent à la fin de la guerre, mais ce que l'on peut voir aujourd'hui n'est probablement qu'un pâle reflet de la réalité antérieure.
Les avez-vous comptés ? Comme prévu, nous venons d'atteindre le quatrième étage et je serais étonné que vous me demandiez
combien d'étages restent encore à dessiner : j'ai le sentiment qu'impatient, vous les avez déjà de belle lurette comptés sur les photos de la Tour ! Permettez-moi, Je vous le demande encore
et toujours, de réclamer votre patience : bientôt, le beffroi sonnera les cloches pour fêter la publication de mon dessin entier !
MARDI 13 DECEMBRE : DESSIN DE LA TOUR, CINQUIEME ETAGE ...
Le Corbusier admirait - je l'expliquais dans mon article précédent et sa mise à jour du 2 décembre - la composition architecturale de la Piazza dei Miracoli, l'agencement et les volumes de ses édifices.
Est-il besoin de vous le présenter, ce Chat de Philippe Geluck ?
Magritte, un demi-siècle après Le Corbusier, un demi-siècle avant son compatriote Geluck,
n'est pas non plus resté insensible au fragile équilibre de la Tour de Pise :
il y est même allé de son pinceau !
Sur deux toiles des années 50, le plus célèbre des surréalistes (belges à tout le moins)
a peint une plume et une cuillère à l’aplomb du campanile.
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De Magritte, je vous avais un jour présenté le Domaine d'Arnheim,
(à l'occasion de la publication de mon dessin de montagnes enneigées "Edelweiss" ...)
Avez-vous déjà vu ou entendu parler du Domaine Enchanté
de ce maître du surréalisme ?
Permettez-moi, sinon, de vous le présenter : la Tour de Pise y est à nouveau représentée ...
Début 1953. Côte belge. Knokke-le-Zoute, station balnéaire huppée de la côte, haut lieu du tourisme des classes moyennes et aisées belges. Sollicité par le Casino, René Magritte présente des esquisses à la gouache pour une vaste fresque murale destinée à décorer la salle du Lustre.
Fin avril. Le projet est accepté et lui est confié : il s’empresse de livrer huit maquettes sous forme
d’huiles sur toile.
Rene Magritte, Le Domaine Enchanté (VI), 1953, huile sur toile
L'une des huit maquettes - sous forme d’huiles sur toile - transposée sur les murs du Casino.
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Début juillet. Il faut faire vite : le travail doit être réalisé en quelques semaines.
Une équipe de peintres décorateurs transpose ces tableaux sur les murs de la salle. L’ensemble - composé de huit sections – compose une large fresque panoramique (70 mètres de long sur une hauteur de 4 mètres) sur la partie supérieure des murs de la pièce aux angles arrondis.
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Pour gagner du temps, l’on peint alors directement sur les murs en ciment et non sur une toile préalablement tendue. C’était prévisible : l’air humide et salé de cet édifice si proche de la mer produit des dégâts. Puis, au lieu d’agrandir les contours des œuvres par une mise au carreau (une technique déjà utilisée dans l’Egypte antique), toujours pour gagner du temps, on projette les diapositives des maquettes sur le mur. Outre superviser les travaux, Magritte ne s’occupe que de la préparation du bleu des ciels, en effectuant lui-même les mélanges.
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Je vous présente notre nouveau Premier Ministre Elio Di Rupo !
N'a-t-il pas mérité lui aussi de figurer dans cet article ? Lui, le plus italien de nos ministres,
si l'on songe à ses origines ... Et puis, la caricature ci-dessous ne donne-t-elle pas l'impression (telle la Tour de Pise) d'un Premier Ministre en équilibre instable
(lui, ce Wallon que les Flamands somment de perfectionner leur langue qu'il ne
maîtrise qu'imparfaitement ... ?) |
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VENDREDI 16 DECEMBRE: DESSIN DE LA TOUR, SIXIEME ET AVANT-DERNIER ETAGE ...
Le 28 novembre dernier, en réponse à ce judicieux commentaire de Christiana
rédigé à la suite de mon précédent article présentant la Tour de Pise
"... cette perspective complexe n'est vraiment pas évidente à dessiner car le penchant de la tour n'est pas régulier et constant puisque l'architecte a essayé de le redresser au fil des étages ... Ce qui donne une vision un peu étrange ...",
j’écrivais (extrait) :
" ... Je publierai cependant une photo - prise moi-même en 2006 - où cette variation d'inclinaison est bien visible ..."
Voici cette photo annoncée ! Observez l'étage supérieur de la Tour penchée
- du premier coup d'oeil visiblement plus horizontal que son rez-de-chaussée -
et l'aspect global légèrement courbé que les redressements
progressifs lui ont infligé !
Édifiant, non ?
Christiana avait raison : la vision est pour le moins étrange ...
Oui, L'angle de prise de vue - prémédité - de cette photo permet de bien appréhender l'inclinaison évolutive de la Tour au cours de sa construction : lors des étapes succédant à une première longue interruption - voyez les schémas du mardi 6 décembre - , l'apport d'un procédé technique qui consista à rehausser sur le côté incliné les galeries des étages supérieurs compensa, tout particulièrement dans sa dernière étape, l'effet d'inclinaison.
Dans son trimestriel d’avril 2001, le Conseil international des monuments et des sites ICOMOS Wallonie-Bruxelles publie à ce propos - en ses pages 3 et 4 - un article très complet intitulé "Moyens mis en œuvre pour la sauvegarde de la Tour de Pise" introduit en ces termes :
"Le Professeur Jean Barthélemy a donné une conférence à la tribune des " Amitiés françaises " de Mons, le mardi 23 janvier dernier, sur l’histoire et sur les moyens mis en œuvre pour la sauvegarde de la tour de Pise. Rappelons qu'il fait partie du Comité international créé à cet effet. Nous remercions le professeur Barthélemy de nous avoir communiqué ce compte-rendu succinct."
C’est en effet en 1990 - suite à une catastrophe nationale, l’écroulement inattendu de la tour civique de Pavie - que le Président du Conseil italien a désigné un collège d’experts internationaux en lui donnant pour mission de stabiliser la tour. Ce collège comptait treize membres : onze professeurs italiens et deux professeurs étrangers, un anglais et un belge, le professeur Jean Barthélemy.
Voici quelques extraits de ce compte-rendu choisis afin d'illustrer cette étrange inclinaison. J'ai par ailleurs tenté, en parallèle, de réaliser un montage-photo permettant de visualiser clairement cette étonnante courbure : alors que les lignes noires sont parallèles, les rouges prouvent la différence de niveau d'un côté à l'autre de la Tour, nettement plus importante au bas de l'édifice qu'au dernier étage.
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Histoire de la construction de la tour
"Celle-ci n’a pu se réaliser que par tranches successives durant plus de 200 ans. Les travaux débutèrent le 9 août 1173 et progressèrent allègrement jusqu’au quatrième niveau qui est terminé en 1178. Les travaux sont alors interrompus. En 1272, Giovanni di Simone reprend la construction. En six ans, les travaux aboutissent à la septième corniche. Mais en 1278, ils sont à nouveau suspendus. Enfin, en 1360, Tommaso di Andrea Pisano termine l’œuvre en y apportant une ultime et importante correction géométrique, ce que confirme la présence au sud de plusieurs marches de rattrapage qui permettent d’atteindre le niveau de la salle des cloches, celle-ci étant de plain-pied du côté nord.
Toutes les gravures anciennes indiquent clairement que la tour était, en tout cas, déjà sérieusement penchée dès son achèvement. Les premières mesures sérieuses sont seulement faites en 1550 par Vasari. L’inclinaison mesurée était déjà de l’ordre d’un peu plus de 4 degrés vers le Sud. Pour fixer les idées, l’inclinaison mesurée en 1993 est de 5°33’ et le surplomb de 4,47 m." |
"Il faut aussi savoir que la tour est en perpétuel mouvement sous les effets combinés du soleil, du vent et de la pluie, suivant bien entendu des variations minimes. Les mouvements de la tour tendent d’ailleurs à devenir saisonniers. A la fin du mois d’août ou au début du mois de septembre, elle commence à se mouvoir vers le sud et continue à le faire jusqu’au mois de décembre ou celui de janvier, l’angle résiduel étant d’environ 6’’. Ce phénomène est lié aux mouvements de la nappe aquifère alimentée par les pluies saisonnières."
MARDI 20 DECEMBRE
Pour de plus amples informations suite à ma réponse au commentaire 11,
veuillez consulter la page spéciale ICI !
Le 25 novembre dernier, je vous écrivais, en introduction à la première partie de l'article
"Un tour à Pise, le temps d'un dessin, vous tente-t-il" :
" Avec mon dessin au portemine, je vous emmène là où mes mines m’ont un jour mené,
jusqu'à la Tour penchée de Pise, et tout autour, aux alentours ...
Puis, outre la mienne, je vous en montrerai en veux-tu en voilà, des Tours de Pise,
à vous en donner le tournis ; à vous faire perdre l'équilibre ; à vous faire vaciller ! "
En deux articles évolutifs tournant autour de la Tour et qui touchent ce jour à leur fin, j'ai cherché à vous dévoiler sa beauté et celle de ce lieu qu'elle domine, son histoire, ses origines, ses réputées et surprenantes caractéristiques architecturales, ...
Aujourd'hui, comme annoncé, je voudrais encore vous présenter, en
apothéose, ce feu d'artifice promis de Tours de Pise en tous genres, à vous en faire perdre la tête. Etes-vous prêts ? Regardez ...
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Pise du futur |
Pise à la Dali | Pise sur un plateau | Respire Pise ! | Hula Hoop Pise |
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| Pizza tower | Italian Space Tower | Coca Light Tower | Iwo Jima Tower | King Kong Tower |
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| Tour Komatsu | Inlingua Pisa Tower | Babel Pisa Tower | Déluge à Pise | Star Wars Tower |
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| Tour cassée de Pise |
Pise de l'an 3000 |
Pisa Under Water | Tour couchée de Pise |
Pisa Tower Bridge |
Regardez ces images agrandies en format supérieur
en consultant l'album photo "PISE A toutes les sauces"
De mon dessin, seul l'étage construit au-dessus de la dernière corniche manque encore.
Voulez-vous bien me suivre ? Emboîtez mon pas et prenez garde à ne pas perdre l'équilibre ...
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Le voici donc, ce dernier étage, celui des cloches !
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PHOTO ORIGINALE 12 x 29 cm |
DESSIN 19 X 44 cm |
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DESSIN 19 X 44 cm
l'essentiel de mes sources d'information pour la conception de mes articles
- le site "Opera Primaziale" (Œuvre de la Primatiale Pisane) -
- " Art et histoire de Pise » par Giuliano Valdés " -
- le site "Archive Multilingue" -
- " ICOMOS - Conseil International des Monuments et Sites " -
- Le portail des livres rares et précieux -
- " BRUNETTE - Brussels Network for Telematic and Education " -
- Le Corbusier sur Evene - Le Corbusier sur Espace Temps - Le Corbusier "Voyage d'Orient" -
- Le blog "Le clown lyrique" -
- Libération - Libération -
- Le Figaro -
- Royaume de Belgique - Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement -
- Alessandra Antonelli, Guide diplômé de Pise et de sa Province -
- Journal Le Matin (Suisse) " -
- Guides touristiques, guides voyages -
Pour la suite de l'article et du dessin, merci de cliquer ici ...

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Ce m'est un régal évidemment de lire toutes ces explications historiques entourant la construction des monuments que tu ajoutes en commentaires à tes photos, autre présent ici offert.
Mais je m'en voudrais de ne pas mentionner ce qui motive ton article, - et qui doit rester le premier des cadeaux, les deux autres par lesquels j'ai commencé n'étant "que" cerises sur le gâteau : je veux évidemment épingler ton dessin de la Tour, dévoilé étage par étage. Comme toujours, la minutiosité, la précision le disputent à l'élégance des traits.
Dessin, photos et explications complémentaires, tout concourt à nous inviter à descendre en Toscane, bardés de connaissances préalables qui ne peuvent qu'apporter un plus à notre séjour : c'est à mes yeux, tout l'intérêt de semblable article.
Merci à toi d'être notre guide ...
Du dessin – merci pour tes louanges -, il ne me reste plus qu’à présenter les deux étages supérieurs surmontés de celui, plus petit, qui abrite les 7 cloches du Campanile : ces présentations seront à nouveau accompagnées de découvertes surprenantes et inattendues qui, je l'espère, te plairont encore !
Ne te presse pas trop pour réserver tes vacances italiennes prochaines (!) : après ce dessin de la Tour, j’ai l’intention d’aller encore faire un petit ... tour - autre dessin à l’appui - dans un autre coin de la Toscane, moins célèbre et moins fréquenté - et c’est tant mieux ainsi - mais qui vaut le ... détour ! Et qui pourrait influencer ton choix ...
Bien que cela soit à peu près pareil, j'emploierais le mot "campanile" plutôt que "beffroi" qui vient de l'allemand et désigne les tours de pays du nord.
Ton dessin se dévoile doucement dans sa beauté...Encore un peu de patience.
Tu penses qu’il y a quelque chose qui cloche en haut de mon article ?
Merci pour ces précisions étymologiques sur ces mots beffroi et campanile. Le Clocher, le Campanile, le Beffroi, lequel choisir ? D’autres que nous - Pierre Grammat par exemple - se sont posé cette question ! Il est vrai que la différence entre les termes est plutôt subtile et si j’ai sciemment utilisé le terme beffroi, c’était avant tout afin de mettre en évidence ce dernier étage de la tour, du campanile, ce dernier étage dont le diamètre est plus petit, celui du clocher.
Je ne sais si mon dessin se dévoile doucement dans sa beauté, mais ce dont je suis certain, c’est que je trouve moi aussi que la chaire du baptistère de Nicola Pisano – dont les panneaux s’inspirent de la sculpture des sarcophages antiques et des représentations étrusques - est superbe, plus belle peut-être que celle du Duomo sculptée par son fils Giovanni – à qui avait également été confiée la décoration extérieure du Baptistère.
Non, chère Tifet, je n’utilise pas de loupe ! Mais il m’est arrivé d’essayer, je l’avoue, puis j’ai tout de même compris qu’il valait mieux ... ne pas exagérer !!!
Pour autant, mes yeux ne me suffisent pas : de fines lunettes sont posées en permanence sur mon nez lorsque je dessine, ou sont suspendues à mon cou le reste du temps (au grand bonheur de mes petits-enfants : à deux reprises récemment, mon opticien a accompli le prodige de les redresser, alors qu’elles me paraissaient irrémédiablement tordues).
Considérable et monumental du moins !
Je suis désolé car je risque de gâcher votre réveillon de Noël : à moins de lui rajouter l'un ou l'autre chapitre (et donc l'un ou l'autre étage à mon dessin), je devrais terminer cet article quelques jours plus tôt que le 25 ... Qui sait, peut-être aurai-je du retard ??? J'aimerais, rien que pour vous faire plaisir ...
Du moins, j'ose espérer que, si vous allez visiter Pise, votre coeur ne dépassera pas le seuil d'émotions supportables pour votre coeur : mes articles et photos vous auront déjà quelque peu préparée et l'effet surprise ne jouera pas, me semble-t-il ... Ouf !
A propos de maladie : connaissez-vous le syndrôme de la Tour de Pise (qui n'a rien à voir ni avec vous ni avec le syndrôme de Stendhal que j'avais présenté à l'occasion de la visite de Florence et de la Porte du Paradis il y a peu) ?
A bientôt pour les cloches !
Bien plus complète ? Alors, cette rétrospective devait être bien intéressante ...
Je n’ai visité « que » le Musée Magritte, l’an dernier, et j’ai beaucoup aimé !
Et comme toi, je ne suis pas joueur, encore moins en casino (je ne sais même pas ce qu’est le « black-jack ») et je n’aurai donc pas un jour l’occasion d’admirer cette décoration murale !
Superbe tour oui !
Effectivement.
Supervisés de temps à autre par Magritte – la première fois lorsque les compositions étaient déjà dessinées sur les murs - une équipe de cinq peintres a exécuté cette décoration murale en transposant simplement ses œuvres, tout en multipliant leurs dimensions par 6. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Magritte ne mettra pas les pieds sur les échafaudages (ni même, apparemment pour des questions d’argent, à la réception d’inauguration où l’on reconnaît dans l’assistance Maurice Chevalier, Yves Montand et Juliette Greco).
Une monographie (publiée aux éditions Flammarion) de David Sylvester - que beaucoup considèrent comme le meilleur spécialiste du peintre - donne de plus amples informations à ce sujet.
Tout à fait d'accord sur cette idée qu'il soit le créateur de ces oeuvres et que cela, on ne peut le lui enlever !
Je conçois aussi que le procédé utilisé soit efficace ; en fait, avec ces lattes que je manipule en permanence, je ne fais rien d'autre que cela : agrandir ou reproduire à l'identique, mais pas "à l'oeil", en utilisant un outil de mesurage ; que ce soit une latte, une diapositive, ou une mise au carreau, finalement, c'est à peu près pareil.
Là où j'hésite un peu plus, c'est quant aux compétences "à l'identique" des peintres engagés pour une copie : selon moi, ce ne sera jamais pareil que l'oeuvre originale, les nuances seront différentes, la précision autre ...
Sans me montrer présomptueux et surtout sans me comparer à Magritte ou à tout autre artiste : pourrais-je engager des "ouvriers" dessinateurs qui effectueraient mon travail à l'identique ? J'en doute, ou alors ils seraient rares. Le travail ne serait pas pareil.
Pourquoi Magritte prenait-il, selon moi, ce risque de voir éventuellement ses oeuvres reproduites de manière imparfaite ? De voir ses oeuvres ... dénaturées ? Peut-être que, fait réel, ne pouvant se permettre de peindre ce qu’il voulait parce qu’il s'était engagé à exécuter par ailleurs des répétitions ou des portraits de commande, il trouvait, au début des années cinquante, une autre activité commerciale avec la réalisation des peintures murales.
J'ai lu quelque part (je ne sais plus où) que Magritte s'était disputé avec les responsables de la fresque du casino car il n'était pas d'accord sur le procédé employé, de peindre sur le ciment. Il trouvait que c'était du travail bâclé afin de gagner du temps et la suite a prouvé qu'il avait raison. Il s'est désolidarisé du projet, l'a désaprouvé.
Parfois les peintres, même les célèbres, font eux-même le travail de projection sur les murs à partir des maquettes. Par exemple, le mur de la station de métro Ankar à Bruxelles où Roger Somville, peintre - et homme - que j'aime beaucoup a tenu à réaliser tout lui-même.
Oui, vous avez raison : toujours d’après la monographie de David Sylvester consacrée à l’œuvre de Magritte, l’artiste se serait effectivement disputé avec Gustave Nellens, le propriétaire du Casino, à propos de cette fresque panoramique de la Salle du Lustre - ainsi appelée en raison du spectaculaire lustre en cristal de Venise qui s’y trouvait à l’époque - contiguë à la salle de jeu et utilisée pour des réceptions ou pour accueillir le trop-plein de joueurs quand il y a foule.
Une dispute motivée pour d’autres raisons, semblerait-il, que celle que tu invoques : à la réception que Gustave Nellens offre pour inaugurer la décoration murale, Magritte se fait refouler à l’entrée (on ne veut pas davantage de lui au banquet donné pour la rétrospective Max Ernst organisé au Casino) ; interrogé sur le refus de laisser entrer Magritte, Nellens répond: “Je n’invite pas mes fournisseurs.”
Magritte se serait querellé avec Nellens pour des questions d’argent : les exigences de Magritte portaient-elles sur des frais de déplacement ou sur la rémunération de Paul Colinet, ami du peintre, écrivain et membre du groupe surréaliste belge, pour une brochure ? On ne le sait. Sans doute exagérait-il un peu étant donné que Nellens lui avait offert une somme largement supérieure à ce qu’il aurait pu gagner en consacrant le même nombre d’heures à peindre des tableaux pour la galerie parisienne « Lolas ».
Tu dis que l'aspect global de la tour est légèrement courbé, ne serait-ce pas un effet dû à ta photo prise à l'objectif grand angle? Si les niveaux de penchant sont effectivement différents selon les étages et les époques de construction, il me semble peu probable que les travaux de redressement aient fait courber les colonnes...
Tu as, me semble-t-il, peut-être mal interprété mes mots, Christiana ?
Quelques précisions afin de bien nous comprendre ...
Lorsque je parle de redressements progressifs responsables de l’aspect courbé de la Tour, je ne fais pas allusion aux travaux de redressement des deux dernières décennies, mais à ceux relatifs aux différentes époques de sa construction initiale postérieure au troisième étage jusqu’au dernier, avec – pour reprendre encore tes mots avec lesquels je suis tout à fait d’accord - des niveaux de penchant différents selon les étages.
C’est en ce sens que j’ai écrit l'apport d'un procédé technique qui consista à rehausser sur le côté incliné les galeries des étages supérieurs compensa, tout particulièrement dans sa dernière étape, l'effet d'inclinaison.
Bien sûr, je ne considère pas que les colonnes puissent être courbées ! Seul l’aspect global est courbé, je parle bien d’aspect, c’est-à-dire de la manière avec laquelle la Tour se présente à notre vue : et c’est bien connu, tout aspect peut être trompeur ...
J'ai préparé un supplément d’article – avec d’autres photos - que tu trouveras en cliquant sur cette page, ou j’explicite comment, pour reprendre tes mots : l’architecte a essayé de redresser l’édifice au fil des étages, ce qui donne une vision un peu étrange. Je parle, quant à moi, d’aspect global courbe ...
Allons Fan, gardez encore un peu de forces pour les quelques marches qui restent avant d'atteindre le sommet de mon dessin ...
Mais comment vais-je procéder ? J'ai encore tant de choses à dire ou à montrer : vous voulez vos cloches pour Noël ? D'accord, je vous les promets, faites-moi confiance !
"Quelle belle femme" que celle de Magritte ? Attention : "Si Georgette, la femme de Magritte, est son modèle favori, plusieurs études sont inspirées par la blonde Anne-Marie Crowet (la baronne Gillion Crowet). (voir à ce sujet cet intéressant article).
Voici - mais peut-être est-il déjà trop tard et vos colis sont-ils déjà postés - quatre timbres Magritte pour chaque coin de la France, avec la belle Anne-Marie Crowet, muse de l'artiste ... que l'on retrouve sur le célèbre tableau "La fée ignorante" ...
Bon week-end et à bientôt !
"Elémentaire, mon cher Einstein !"
Les scientifiques estiment que, si elle tient encore en équilibre, ce serait tout simplement parce que la ligne verticale passant par son centre de gravité se situe dans la base.
Vous attendez une surprise ? Voyons voir ce que je pourrais bien vous proposer ...
Allons, mon imagination s'emballe!
Un ange ? Un diable ?
Tu ne penses tout de même pas que je vais me risquer à dénaturer ce bel édifice ?
Anne-Marie Crowet, jeune, a inspiré Magritte. Qu'est-elle devenue ? Elle est maintenant Baronne ... La voici en compagnie de son mari ... Cliquez pour découvrir une photo de 2009 du couple "Baron et Baronne Roland Gillon-Crowet" !
A propos de la tour de Dali...J'ai vu à Figueras ce même tableau avec sa soeur de dos regardant par la fenêtre mais le paysage était la mer à Cadaques... En a t-il fait un autre ou est-ce un montage photo?
Format tout en verticalité ! La patience était déjà là il y a 20 ans, l'âge de ce dessin, mais je pense qu'elle est bien plus grande maintenant, mieux utilisée du moins !
Cette peinture de Dali, bien vu Christiana, est effectivement un montage photo car elle n'existe que virtuellement. Celle à laquelle tu fais référence, c'est sans doute celle-ci ...
... Là, c'était pour la période moderne : je compte rajouter un étage à la Tour - sous forme de mise à jour d'article ! - pour montrer l'une ou l'autre oeuvre plus ancienne ... le sujet est trop beau !
Et un futur dessin de la Tour en 2012 ?
A la tour entière, je ne modifierais rien, elle me plaît ainsi ! D'ailleurs, j'ai dû l'écrire en commentaire quelque part je pense, je me demande en 2011 comment j'ai pu la dessiner à partir de cette petite photo pas très claire que j'ai montrée ici : je ne saurais probablement plus, à ce jour, faire confiance à mon imagination pour les détails peu visibles : j'ai besoin de photos très détaillées sinon je ne suis plus rassuré ...
Mais la Tour m'inspire un nouveau dessin, à partir d'une photo personnelle publiée ici d'ailleurs ! Un gros plan du dernier étage, pour tout vous dire ! Peut-être, un jour ? J'ai d'ailleurs, la semaine dernière, déjà réalisé l'impression de la photo en grand format !!! Je suis donc bien motivé ...
PS : vivement découvrir votre sculpture de Lalibela enfin achevée! Je croise les doigts pour que la cuisson se passe bien ...
C'est un tableau que j'aime beaucoup...
C'est fou ce qu'on apprend à partir de la tour de Pise, ça part dans tous les sens et on apprend des choses sur des sujets qui n'ont qu'un rapport vague avec le principal, c'est bien!
Dali est capable de tout et comme Magritte, d'avoir peint plusieurs versions de certaines peintures, je ne sais pas trop car n'ai pas enquêté sur le sujet ! Mais j'ai observé très attentivement les détails des peintures en les agrandissant à l'ordi, et je perçois sur celle avec la Tour de Pise que la signature a été rajoutée et copiée de celle avec la mer ... Le fond est à cet endroit un peu flouté et pas uniforme. Je "penche" donc pour une version photoshop et elle provient d'ailleurs d'un site de photographes qui excellent en la matière.
Quant à mes articles qui partent dans tous les sens, je devrais un peu me "calmer" car j'en oublie parfois que mon blog a été à l'origine créé pour montrer mes dessins et pas certaines ... élucubrations ... qu'ils m'inspirent parfois, comme cette dernière mise à jour de l'article !
Heureusement, tu as conclu par "c'est bien" ce qui me rassure !
Très agréable en effet, d'autant plus que ce sujet toscan t'a, comme moi, particulièrement bien inspirée ! Merci pour tes fréquentes et très intéressantes participations !
Restons donc entre amis, avec je l'espère encore Richard, Tifet, Fan et tous ceux et celles qui voudront bien se joindre à nous pour le prochain dessin et l'article qui l'accompagnera : on devrait rester en Toscane encore, si je reste fidèle à mes projets ...
Sincère merci pour votre fidélité et pour l'intérêt que vous portez à mon dessin et les mises à jour d'articles qui l'accompagnent régulièrement et que vous avez toutes suivies vous aussi, comme d'autres fidèles lecteurs et lectrices;
Je suis heureux que mes recherches vous donnent envie d'en effectuer d'autres en prolongement, à votre Tour.
Oui, j'ai lu aussi que le couple GILLON-CROWET est réputé dans le monde des collectionneurs d'oeuvres d'art ; quant à Magritte, je ne sais s'il apprécierait chaque sauce proposé ici, mais certaines oui pourraient lui plaire et le faire sourire !
Rassurez-vous, aucune mauvaise manipulation de votre part n'a eu lieu : si vous n'avez pas vu votre message s'afficher à la suite des autres, c'est tout simplement parce que j'ai activé dans mon administration la fonction "modérer les commentaires" qui me permet de postposer leur publication ...ce que j'ai donc fait !
(ou, si je le voulais, les supprimer sans les publier : cette censure a été récemment pratiquée car des commentaires renvoyaient - par leur signature - vers un blog vraiment peu recommandable).