VENDREDI 25 NOVEMBRE : DESSIN DE LA TOUR, REZ-DE-CHAUSSEE ...
Après avoir refermé à double tour la Porte du Paradis, nous resterons, comme promis, en Toscane.
Accompagnez-moi dans la ville de la plus célèbre des tours penchées.
Je vous propose un tour à Pise.
Avec mon dessin au portemine, je vous emmène là où mes mines m’ont un jour mené,
jusqu'à la Tour penchée de Pise, et tout autour, aux alentours ...
Puis, outre la mienne, je vous en montrerai en veux-tu en voilà, des Tours de Pise,
à vous en donner le tournis ; à vous faire perdre l'équilibre ; à vous faire vaciller !
Ce jour, ci-dessous, je vous propose d’admirer une photo de cet ensemble architectural qui compte parmi les plus harmonieux au monde : un cliché protégé par copyright, proposé sur un site internet par des spécialistes de la photographie aérienne ... par cerf-volant ! Je remercie très sincèrement ses auteurs pour l’aimable autorisation qu’ils m’accordèrent immédiatement, lorsque je les contactai récemment en exprimant le souhait d'utiliser leur photo sur mon blog. Elle illustrera idéalement la suite de cet article accompagnant étape par étape, étage par étage même, la publication du dessin ...
A commencer par le rez-de-chaussée ...
Approchons-nous de la Place des Miracles, sans faire aucun bruit ...
Découvrons-la d'en haut, tel un oiseau ...
Copyright © Ludovic Belchior, Anthony Levaufre et Fanny Poulain.
- site internet "Survol de France" -
LUNDI 28 NOVEMBRE : DESSIN DE LA TOUR, PREMIER ETAGE ...
Avant de découvrir le premier étage de la Tour de mon dessin, attardons-nous ce jour sur
la Piazza dei Miracoli, ce miracle d'harmonie !
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Ce nom synthétise parfaitement l'admiration qu'éprouve immanquablement celui qui, parvenant du Ponte Solferino par la Via Santa Maria comme j'en eus moi-même le bonheur il y a 5 ans, embrasse d'un seul coup d'oeil la blanche pureté du marbre des monuments qui la composent, contrastant harmonieusement avec le vert éclatant du tapis herbeux.
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Lorsque je déambulai dans Pise pour partir à la découverte de ce site d'exception, je me souviens d'emblée avoir été particulièrement surpris par l'isolement singulier de ce vaste lieu où sont construits ces édifices sacrés, de ce large espace situé en bordure de l'habitat urbain, dans une position grandiose mais éloignée des préoccupations quotidiennes de la ville.
Quelques lectures historiques attentives centrées sur les origines de l'implantation du site m'ont permis de restituer à ce Champ des Miracles toute sa centralité dans la vie religieuse et civile de la ville de Pise.
A l’époque étrusque, Pise était déjà une grande ville qui se hissa progressivement par la suite au centre d'un réseau de parcours maritimes, fluviaux et terrestres, avec un arrière-pays capable d'offrir non seulement une vaste gamme de produits agricoles mais aussi du bois et des matériaux en pierre pour les constructions. Au XIe siècle, la maîtrise du bassin occidental de la méditerranée place la ville côtière à la tête d’un négoce maritime de portée internationale et lui fournit les moyens financiers d’entreprendre, sur le Champ des Miracles, la construction d’une cathédrale dédiée à la Vierge Marie ; le «temple de marbre blanc comme la neige» de l’architecte Buscheto allait alors refléter, aux yeux du monde, célébrité et puissance, sur un lieu choisi comme siège de l'Église pisane depuis ses origines, antérieures au IVe siècle. Si les plus anciens édifices sacrés n’existent plus de nos jours, les monuments que nous admirons aujourd'hui remontent au Moyen Âge, au temps de cette riche suprématie de Pise.
C'est donc par cette origine antique que l'emplacement de la cathédrale perd son apparente marginalité et acquiert une centralité inédite qui aujourd'hui n'est plus perceptible. Une rivière aujourd'hui disparue - l'Auser – sur les rives de laquelle était implanté le port fluvial - léchait alors le périmètre de la Piazza pour aller se jeter dans l'Arno. A l'époque, les alluvions charriées par le fleuve menaçaient déjà le port d'ensablement. Aujourd'hui, il se jette dans la mer à 12 km de là et le port de Pise n'est plus qu'un lointain souvenir.
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Duomo di Santa Maria Assunta (Cathedrale de Notre-Dame de l'Assomption)
Quittons-nous pendant quelques jours après un petit tour sur la Tour,
au premier étage de mon dessin !
VENDREDI 2 DECEMBRE : DESSIN DE LA TOUR, DEUXIEME ETAGE
La Piazza dei Miracoli, ce miracle d'harmonie !
Remontons le temps et penchons-nous sur le début du XXe siècle. La Piazza dei Miracoli éblouit le célèbre architecte Le Corbusier : il y admire ce qu’il appellera la liberté des organes. Il n'est âgé que de 20 ans et découvre Pise et ses monuments une première fois - durant 4 jours - en septembre 1907. Il regrette de devoir partir et écrit à son professeur de dessin (extraits) : Je me suis fait “pincer” en quelques heures. Je ne retrouverai jamais ce calme de 6 heures, quand couché dans l’herbe, alors que tout le monde est loin, le feu d’artifice bat son plein. Il séjourne ensuite longuement à Florence, d’où il écrit (extraits) : J’ai maintenant tout visité. La ville me paraît peu riche en architecture, est-ce vrai ? ou ai-je les yeux encore éblouis par Pise ?
Quatre ans plus tard, il entreprend son fameux "voyage d'Orient" qui le conduit en Europe Centrale à Istanbul, en Grèce au mont Athos, Athènes et Delphes, puis à nouveau en Italie à Naples, Pompéi, Rome et Pise. Ce périple provoque un choc, une révélation, un éblouissement dont le souvenir est consigné dans près de quatre-vingt carnets de croquis, constituant une somme d’impressions et de souvenirs que l’architecte utilisera tout au long de sa carrière. A propos de Pise, terme de son voyage, il écrit (extraits) : Ça a été l’ultime après-midi. La symphonie se termine sur la règle classique. Pise fut ma première admiration et reste la dernière. C’est véritablement beau.
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Le Corbusier, dessin de Pise, novembre 1911. |
Le Corbusier, dessin de Pise, 1911,
avec pour légende :
« Pise : cylindres, sphères, cônes, cubes ».
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On le voit, il retrouve à Pise les mêmes émotions que celles éprouvées quatre ans plus tôt. Son intérêt se porte davantage sur les relations entre les bâtiments, dont il fait ressortir les qualités volumétriques. Il parle alors de volumes assemblés sous la lumière et de Pise : cylindres, sphères, cônes, cubes. Il appréhende la Piazza dei Miracoli comme un ensemble : Toute l’affaire est un bloc, et je dis ça, moi qui ai vu Athènes ! Il se dit encore déçu de l’Italie, mais toujours amoureux de Pise. Un bloc ... oui, même après le Parthénon et Pompeï. La nuit surtout. Je suis fou de couleur blanche, du cube, de la sphère, du cylindre et de la pyramide et du disque tout uni et d’une grande étendue vide.
Le Corbusier inventera un nouveau mouvement architectural qu’il appellera « le purisme » et au sujet duquel il écrira : Les œuvres sont rendues lisibles par des formes simples et dépouillées, organisées en constructions ordonnées, génératrices d'harmonie.
Manifestement, Pise et ses merveilleux monuments auront considérablement influencé l'oeuvre - certes parfois controversée, mais d'une importance majeure - de cet architecte, urbaniste, peintre, designer et homme de lettres du XXe siècle !
source d'information :
Quittons-nous pendant quelques jours encore avec un petit tour sur la Tour,
au deuxième étage de mon dessin !LA TOUR DE PISE S'ECROULERA-T-ELLE ?
Si vous aviez visité la Piazza dei Miracoli en l'an 2000 ou peu de temps auparavant, vos yeux surpris auraient vu la Tour retenue par d'horribles mais solides bretelles posées en 97-98 pour l'empêcher de s'écrouler. Le chef-d'oeuvre architectural toscan était d'ailleurs fermé au public depuis 1990 car son inclinaison par rapport à l'axe vertical était extrême et ses 14 400 tonnes de marbre menaçaient de s'effondrer. Depuis, d'importants travaux ont heureusement permis à la Tour de se redresser progressivement ; le public peut à nouveau la visiter depuis l'an 2000 ; en outre, débarrassée en avril dernier d'une solide structure métallique qui l'enserrait, elle "tient toute seule", comme au bon vieux temps.
Vous attendez, à ce stade de mon dessin, que je vous en montre le troisième étage ?
Patience ; quelques instants encore ...
Saviez-vous que la construction de la Tour, commencée en 1173, fut interrompue 5 ans plus tard à ce niveau,
suite à la découverte d'instabilités de terrain, et qu'elle ne reprit qu'une centaine d'années plus tard ?
En 1993, l'inclinaison par rapport à l'axe vertical avait atteint la limite extrême de 4,47 mètres. La Tour, surplombant de 56 mètres la Place des Miracles, risquait à tout moment de s'effondrer. Des travaux titanesques avaient aussitôt démarré : excavation de ses fondations, coulage de centaines de tonnes de béton pour la stabiliser, cerclage par anneaux métalliques, drainage du sol pour alléger la nappe phréatique sur laquelle elle est érigée, etc.
Les scientifiques estiment de nos jours que l'inclinaison de la construction est stabilisée pour une durée d'au moins trois siècles : depuis l'été 2004, leurs mesures ont démontré que la Tour a interrompu sa course vers l'abîme. Nous pouvons dire d'une manière sûre qu'elle est à l'abri pour 300 ans, affirme Michele Jamiolkowski, l'ingénieur qui a dirigé le collectif scientifique responsable de la consolidation de l'édifice. En un peu plus de 10 ans, la lourde construction a été redressée d'un demi-mètre. Aujourd'hui, elle ne penche plus que de 3,99 mètres. Elle continue de bouger vers l'ouest, par exemple quand le soleil se lève ou en fonction des mouvements de la nappe phréatique, mais il s'agit d'oscillations physiologiques de faible amplitude.
Puisque la Tour est stabilisée, je vous en présente donc le troisième étage !
Pour la suite de l'article et du dessin, merci de cliquer ici ...

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http://christianemoreau.blogspot.com/2009/08/aquarelles.html
Evidemment, rien de commun avec ton dessin détaillé et précis...
Etonnante et charmante, cette Tour de Pise à l’aquarelle « version champêtre » ...
Oui : l'expression «Piazza dei Miracoli» synthétise parfaitement l'admiration qu’éprouvent, depuis des siècles, ceux qui, parvenant du Ponte Solferino puis de la Via Santa Maria comme je le fis moi-même en 2006, embrassent en un seul coup d'œil la blanche pureté des monuments s’opposant avec une belle harmonie au vert éclatant du tapis herbeux !
J’espère que, tout comme les milliers de visiteurs en admiration chaque jour devant cette « Torre pendente di Pisa » et cette « Piazza dei Miracoli », tu ne seras pas déçu par les prochaines étapes de cet article que m’inspirera la construction étage par étage de mon dessin.
En effet, en 2000, la tour penchée était retenue par d’énormes câbles - des sortes de bretelles géantes posées en 97-98 qui la protégeaient de la chute - et de vilains panneaux en bois, d’autre part, barraient à hauteur d’œil la totalité du rez-de-chaussée, du côté de la pelouse : comme en témoigne cette photo.
Le chef-d’œuvre architectural toscan était fermé au public depuis 1990 car son inclinaison par rapport à l’axe vertical avait atteint la limite extrême de 5,4 mètres (5,66 degrés). On craignait à tout instant que cette masse de 14 400 tonnes de marbre ne s’effondre !
D’importants travaux réalisés ont permis à la Tour de se redresser progressivement et de rouvrir au public en 2001. Après 20 ans de rénovations en tous genres, la Tour tient même « toute seule » depuis avril de cette année 2011, enfin débarassée d’une solide structure métallique qui l’enserrait.
Mon dessin mesure en réalité 19 x 44 cm ...
Il apparaîtra donc sur votre écran, lorsqu'il sera achevé, en format "grandeur nature" ou quasiment ! (mais vous aurez besoin de votre souris pour le parcourir de bas en haut !).
J'ai également apprécié le museo delle sinopie consacré aux sinopies (sanguines) des fresques du Camposanto monumentale car à cette époque, je faisais beaucoup de dessins à la sanguine. Il est situé au sud de la Piazza dei Miracoli.
Oui, le Camposanto Monumentale et le Museo delle Sinopie qui bordent la Piazza dei Miracoli recèlent des trésors artistiques : j'ai prévu d'en parler quelque peu dans les jours qui viennent, même si, lors de ma visite de Pise, je n'avais pas visité ce cimetière et ce musée ...
Merci de m'accompagner pour cette visite de la "Leaning Tower of Pisa" ! A bientôt ...
J'ignorais également - merci Christiana - ce qu'était des sinopies. Et faisant une petite recherche sur le Net, je suis arrivé au site sur lequel notre ami Jean-Claude a puisé ses informations ; et ai trouvé l'explication qui me convenait ainsi que,le hasard faisant bien les choses, celles concernant les travaux préparatoires à l'exécution d'une fresque ... Cela ne pouvait mieux tomber pour corroborer, en plus de votre apport en commentaire sur mon blog, Christiana, la distinction que j'avais faite, la semaine dernière entre les peintures murales égyptiennes (a tempera) et la fresque (a fresco).
De l'intérêt à "dialoguer" par blogs interposés !
Merci à tous les deux.
Heureux de lire que mon article t'ait intéressé et, comme moi en l'élaborant, incité à fouiller sur internet pour en connaître davantage ! (Je citerai mes sources lorsque j'atteindrai le sommet de la tour et la fin de cet article sur la Tour penchée ...)
Tout comme toi, j'apprécie aussi beaucoup ces interactions entre nos blogs sur ces sujets artistiques, à la lumière de notre visiteuse commune ...
Je présenterai bientôt d'autres photos de cette Place des Miracles et de tout ce qui la compose, à la faveur de l'ajout d'étages successifs à mon dessin ! Merci de votre fidélité.
Ah, je vois que tu connais parfaitement le sujet ! (ce qui ne me surprend pas)
Je viens de retrouver à l'instant dans un classeur d'archives la photo originale de la Torre - de 1990 - découpée dans une revue, format A4 : je la montrerai. Pas évident d'y voir les détails, je me demande encore comment j'avais fait à l'époque pour la dessiner !
Etonnamment, le penchant irrégulier de la tour - j'ai prévu d'approfondir le sujet dans une prochaine mise à jour - n'apparaît guère sur la photo (et donc n'apparaîtra guère non plus sur mon dessin) car l'angle de prise de vue n'est pas idéal !
Je publierai plus tard une photo - prise moi-même en 2006 - où cette variation d'inclinaison est davantage visible ...
Car, il ne me semble avoir lu nulle part des notes de sa main concernant de l'architecture de l'époque pharaonique qui, à mon sens, eût dû lui suggérer d'importantes réflexions, comme Delphes, Athènes ou Alger ...
Son voyage à lui fut apparemment différent du circuit classique. A moins que, tout comme Chateaubriand d'ailleurs, parcourut-il les rives du Nil au pas de charge ...
As-tu lu, dans tes recherches, quelque chose à ce propos ?
Oui, je pense avoir matière à satisfaire tes interrogations.
Le Corbusier a consigné ses théories et ses recherches dans trente-cinq ouvrages écrits entre 1912 et 1965 : tu te doutes que je n’en possède aucun mais il est certainement possible, après quelques recherches sur internet, d’en dénicher les références.
Dans les pages - consultables en ligne - du livre dont je cite les références dans mon article et publie ces quelques notes de sa main faisant référence à Pise, on lit donc que « Après Istanbul, le mont Athos, Athènes, Delphes, le voici en Italie : Naples, Pompéi, Rome et enfin Pise, ... ». Il n’y est donc pas fait mention de l’Egypte ; du moins dans cette partie consultable.
L’information peut être aisément recoupée et précisée. J’ai lu que dans « Voyages d’Orient », dont une récente édition – 15 septembre 2011 - est parue aux Editions de La Villette, Le Corbusier, il y a tout juste un sicèle, a débuté un voyage qui l’a mené à Prague, Vienne, Budapest, Istanbul, au mont Athos, à Athènes puis Pompéi, et enfin à Pise.
On découvre dans ce bouquin l’importance de son arrivée à Istanbul, avec la découverte de ses mosquées, de toutes ses coupoles blanches, et la géométrie simple qui les caractérise, chère avant lui à Cézanne, composée de cubes, sphères ou demi-sphères. Cette découverte sera renforcée par la rencontre avec l’architecture classique des temples grecs qui se produira sur les marches de l’Acropole. On lit aussi qu’hormis le récit qu’il tire de ses découvertes, Le Corbusier remplit plusieurs carnets de dessins, croquis et annotations. Sa vie durant, il retournera à ces études de l’année 1911 pour ressourcer sa créativité et y puiser la matrice de ses formes nouvelles.
Enfin, et surtout, pour répondre très précisément à ta question, j’ai déniché sur Google Books, des extraits de ce même livre avec ces mots de la plume de Le Corbusier expliquant qu’il n’a, à son grand regret, visité ni l’Egpyte ni Israël, mais que la Grèce l’a beaucoup impressionné.
« ... Feuilletant les milles photographies classées dans les cartons à l’Institut archéologique, j’ai vu l’image des trois Pyramides. L’amplitude du souffle qui modifie les dunes a balayé de mon esprit la plainte d’Œdipe. L’ébranlement extrême de toutes ces semaines se dissipe ; j’ai des choses faciles, des architectures connues et je rêvais d’un coin d’Italie, d’une chartreuse ...
Mon parti est pris : je n’aborderai point une nouvelle culture. Le geste des Pyramides est vaste et je suis trop las. Le cap sera de Calabre et non de Chypre. Je ne verrai ni la Mosquée d’Omar, ni les Pyramides ... Mais pourtant j’écris avec des yeux qui ont vu l’Acropole et je m’en irai joyeux.
Oh !
Lumière !
Marbres !
Monochromie !
Frontons tous abolis, mais point celui du Parthénon, contemplateur de mer, bloc d’un autre monde. Celui qui prend un homme et le place au-dessus du monde. Acropole qui exauce, qui exhausse ! La joie du ressouvenir me prend tout et le sentiment est fortifiant d’emporter la vue de ces choses comme une partie nouvelle de mon être, désormais inséparable ... »
Bien observé !
En regardant mon dessin sous cet angle - manière de parler ! - oui, effectivement, ce ne fut sans doute pas facile, il y a vingt ans, de dessiner ces arcs de cercle et ces colonnes rectilignes ...
D'ailleurs, en les regardant de plus près, il y a d'évidentes imperfections ... Et puis, la photo de départ était bien petite et relativement sombre, je me demande encore comment j'avais pu observer tous ces détails : me serais-je alors placé dans la peau de l'architecte (un métier dont je rêvais, enfant !) ?
Grand merci Jean-Claude d'avoir pris sur ton temps pour effectuer ces recherches et, corrélativement, d'avoir déniché les extraits qui répondent parfaitement à mon questionnement.
Voyons Richard, s'il avait contemplé de ses propres yeux le Nil et les trésors de ses rives, tu l'aurais su, je n'en doute guère ...
Ce ne fut pas un voyage de quatre ans, mais s'étalant sur quelques mois tout de même : avec très peu d'argent en poche, il parcourut ces pays (avec un ami, un certain Auguste Klipstein) de mai à octobre 1911 (et il avait déjà séjourné une première fois à Pise quatre ans auparavant, quatre jours durant).
Oui, l'Italie est un super pays, les Italiens que j'y ai rencontrés se sont toujours montrés très accueillants et j'aime beaucoup moi aussi ce peuple ...
Merci Patrick, ton commentaire me réjouit ... Je savais que tu apprécies mes dessins, je te savais fidèle visiteur de mon blog et attentif à chaque nouvelle publication : que tu aies pris la plume pour m'écrire, de plus, me fait plaisir !
Et si tu aimes l'Italie, nous y retournerons encore, après les Portes du Paradis et la Tour de Pise, à la faveur du prochain dessin : mais pschtt, nous n'en sommes pas encore là ...
mon blog marche toujours au ralenti, mais je viens faire un petit coucou aux amis...
j'adore l'italie et je rêve d'aller la voir...
j'ai pris beaucoup de plaisir à te lire et comme d'habitude, je suis émerveillée de ton coup de crayon....
à bientôt...
Merci pour votre commentaire et cette gentillesse de venir m’écrire un petit coucou : cela fait plaisir de vous lire à nouveau, je n'ai pas oublié qu’il y a bientôt deux ans que vous suivez mes dessins et mes coups de crayon ...
Quand vous serez enfin retraitée et que votre santé vous le permettra, peut-être trouverez-vous la possibilité de vous envoler en avion et par-dessus les nuages - que vous aimez tant - vers l’Italie ? Si je n’en connais qu'un peu de Lombardie, Vénitie ou Dolomites au nord ... un peu plus de Toscane ou Ombrie ... ou l'est de la Sicile, je n'en garde que de beaux souvenirs à l'esprit et de belles images dans les yeux.
A bientôt ? Portez-vous bien ...
bonne journée
Joelaindien
Merci et bienvenue dans ce monde de voyages en tous genres que je propose à mes lecteurs puisque mes mines m'y emmènent et m’amènent à les découvrir ...
Quant à moi, je ne l’ai heureusement pas vue avec ses bretelles même si, en 2006, des échafaudages peu esthétiques en cachaient le premier étage : le marbre du rez-de-chaussée avait déjà été restauré et paraissait immaculé par rapport au reste de la Tour ... qui attendait son tour !
Oui, d’après ce que j’ai découvert sur les méthodes utilisées pour favoriser son redressement, j’imagine sans trop de peine, suite à ton commentaire, que les spécialistes auraient pu accomplir des prodiges sur cet édifice "miraculeux" ... mais au détriment de l’intérêt touristique qu'il était préférable d préserver ...
Oser ? Peut-être les architectes de l’époque ont-ils simplement sous-estimé l’importance de bonnes fondations (elles n’étaient guère profondes) sur un sol aussi meuble ... pour une telle tour ? Il semblerait d’ailleurs que d’autres édifices anciens de Pise souffrent aussi de sensibles inclinaisons !
Je vois que vous préparez bien votre prochain voyage car votre remarque est judicieuse quant au nombre limité de visiteurs : il est effectivement soumis à un contrôle très strict dont vous trouverez tous les détails sur ce site touristique « week-end in Italy » ... Nous n'avons atteint que le troisième étage : m’accompagnerez-vous jusqu’au sommet de la Tour, malgré l’étroitesse de l’escalier et le grand nombre de marches restant encore à gravir ?
Décalquer ? Le papier utilisé n’est pas transparent et ne le permettrait pas ... Non, non, il s’agit de prendre des repères précis – un semblant de mise au carreau rigoureuse chère aux Egyptiens dont vient de nous parler notre ami Richard – et de laisser opérer la magie des doigts de l'artiste prénommé Jean-Claude pour l’apport des détails ... Pour ce dessin, il a multiplié le format de la photo par 2 me semble-t-il, information non vérifiée !
A Bologne, les deux tours jumelles Asinelli et Garisenda sont les plus hautes et les plus spectaculaires, avec leurs 97 m et 48 m respectifs. Aujourd’hui devenues symboles de la ville, elles sont toutes deux penchées.
Dans l'île de Burano située dans la lagune de Venise,le clocher pointu est très penché, a 1m 85 d'écart en haut de ses 64 mètres. Il semble vouloir faire mieux que la Tour de Pise.
A Venise même, le Campanile de Santo Stefano avec ses 61 mètres, est l'un des plus hauts campaniles de la sérénissime. Il est tellement penché que l'on peut craindre qu'un jour il tombera en s'écrasant sur les maisons de la rive opposée.
Déjà pour le campanile de San Marco, En 1080 il avait atteint le tiers de sa hauteur quand le sol céda sous son poids. Il résista aux assauts de la foudre et aux tremblements de terre, tout en étant le témoin privilégié de l'Histoire de Venise, jusqu'à ce qu'il s'effondre sur lui-même du haut de ses 98 mètres le 14 juillet 1902...
En France aussi il y a la tour penchée de St Martin d’Etampes...
Probablement encore bien d'autres alors, pourquoi cette célébrité à Pise? Probablement pour sa fascinante beauté alliée à la curiosité.
Je me penche et m'incline devant ces précisions bien intéressantes au sujet de ces célèbres tours penchées italiennes ... Nul doute que la fascinante beauté de celle de Pise, alliée à celle de l'ensemble architectural de la Piazza dei Miracoli, participent à sa solide réputation !
Connais-tu la Pagode de la Colline du Tigre ? Pas mal aussi apparemment, dans le genre ...
Et il en existe bien d'autres encore sur la planète, assurément ...
J'ai ressenti la même impression en la voyant : elles pourraient être cousines et mériteraient un jumelage de leurs villes respectives ...
Je m'étais moi-même piqué au jeu ...Il y a aussi Abu Dhabi : l'hôtel le plus penché du monde !
Ou encore la tour penchée de Laon ! Et bien d'autres ...
Bientôt le sommet ? Oh, mais il reste encore pas mal de boulot ... Et tant de choses à expliquer, raconter ou montrer !