MERCI.
Vous aviez chaleureusement répondu à mon invitation au voyage en terre italienne ,
puis apprécié la visite guidée que je vous proposai de la Porte du Paradis .
Je me doute qu' après quelques jours d'attente et de patience,
en ouvrant grands ce matin les battants de la porte de mon blog,
vous espérez enfin découvrir, cher lecteur, cher lectrice, les dernières étapes de mon dessin !
Rassurez-vous : je ne vous ferai pas languir plus longtemps (mais une fois n'est pas coutume !)
et je vous présenterai donc, sans plus attendre, ce dessin : et en entier ...
dessin au portemine, 30 x 45 cm - 2007
partie inférieure du bas-relief "Moïse et les Tables de la Loi"
(Porte du Paradis de Ghiberti, Baptistère de Florence)
Bientôt, nous quitterons Florence et son Ponte Vecchio !
Prenez encore le temps, si vous étiez ou venez de tomber amoureux de cette ville italienne, d'écrire votre prénom accolé à celui de "Florence" sur un cadenas que vous accrocherez fébrilement sur ce Pont Vieux ou Ponte Vecchio, construit à l’endroit le plus resserré de l’Arno dans sa traversée de cette ville des Arts, reliant entre eux les deux quartiers commerçants, ce pont piétonnier sur lequel l'on découvre de chaque côté de la voie nombre de petites échoppes qui sont autant de bijouteries !
(Une tradition - récente - veut en effet que les amoureux inscrivent leurs noms sur un cadenas, l'attachent à une grille au pied du buste (permettez-moi cette expression !) de Benvenuto Cellini - un artiste de la Renaissance italienne, orfèvre et sculpteur - et jettent ensuite la clef dans le fleuve, se jurant ainsi un amour éternel.)
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Bientôt, nous quitterons Florence !
A moins que cette visite de Florence ne vous ait fait souffrir du syndrome de Stendhal - aussi connu sous le nom de syndrome de Florence : alors, comme tant d'autres sujets atteints de la maladie, votre rythme cardiaque s'est considérablement accéléré et, en proie à de fréquents vertiges, des suffocations voire des hallucinations, une hospitalisation imprévue vous a cloué au lit pour quelques heures, voire quelques jours. Pourquoi ? La raison est simple et paraît évidente, lorsque le médecin vous l'explique : une pareille exposition (!) à une surcharge d'oeuvres d'art concentrées en un lieu unique vous fut fatale !
Rassurez-vous : je ne souffre pas d'un penchant (du moins, pas exagérément) pour le Montepulciano ou le Chianti ! Ce syndrome dont je vous parle, heureusement peu fréquent, existe bel et bien : les hopitaux de Florence traitent chaque année un nombre de cas exceptionnellement élevé de cette maladie qui fait partie de ce que l'on appelle les troubles du voyageur, ainsi nommé en référence à l'expérience vécue par l'écrivain français Stendhal lors de son voyage à Florence en 1817. Il écrivit alors : "J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber." (Rome, Naples et Forence, éditions Delaunay, Paris - 1826, tome II, p. 102). Stendhal, s’asseyant alors sur un banc de la place, lut un poème pour se remettre et vit que ses visions empiraient à la lecture de cette somme de culture ambiante en ces lieux : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.
Bientôt, nous quitterons Florence !
Prenez encore le temps de prendre quelques photos, en guise de souvenir - comme je le fis il y a cinq ans -, de quelques hauts-lieux de la ville fréquentés et admirés par tout touriste.
Comme moi, n'hésitez pas à orienter votre objectif vers le haut ...
(seul moyen possible pour éviter que la foule n'envahisse le bas de votre
image)
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Voilà : nous quittons Florence après un dernier regard vers le fleuve ...
Mais autant vous prévenir, dès à présent : nous ne quitterons pas de si tôt la Toscane !
Je dois vous avouer que, en fouillant dans mes archives l'hiver dernier, j'avais retrouvé un dessin de ... un instant, permettez-moi de vérifier la date de la signature ... 1990 ; un dessin d'après un cliché de presse ; un dessin qu'une photo - découverte un soir par hasard dans une revue de voyages traînant dans la salle d'attente d'un cabinet de dentiste - m'a inspiré ! Nous partirons donc - dans quelques jours - embrasser du regard une autre ville, à la découverte d'un autre chef d'oeuvre toscan, pour le plaisir de vos yeux ...

Quant à la Porte du Paradis, à Dieu et à Moïse,
nous n'avons plus à nous en soucier.
Steve Jobs, fondateur d'Apple, décédé le 5 octobre dernier, va bien en prendre soin, là-haut ...
(Qui sait, peut-être parviendra-t-il à restaurer les Tables de la Loi dans leur
configuration d'origine ?)
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D'ici là, bon dimanche et portez-vous bien ...

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Quant à savoir si tes mines te mèneront encore à Florence un jour, c'est une autre histoire ...
Dessiner la galerie Uffizi ?
La perspective rectiligne à souhait de cette double colonnade dorique ne conviendrait guère aux mains qui manipulent mes portemines ; je lui préférerais les plis et drapés de l'une des 28 statues des florentins de la Renaissance les plus illustres qui décorent ses niches : celle de Leonardo da Vinci par exemple ! Ou le David de Michel-Ange, la statue visible face au Palazzo Vecchio, copie fidèle de l’original conservé à la Galerie de l’Académie.
Dessiner la façade de Santa Maria del Fiore ? Pareil travail, avec ma technique, défierait l’entendement : je ne voudrais en aucun cas travailler autant d’années que Ghiberti le fit pour sa Porte du Paradis.
Le Campanile ? Ah, pourquoi ne pas dessiner un Campanile ... Ah oui !
Mais pas celui de Giotto !
Peut-on mourir d’art ?
Ces mots sont ceux de Stendhal à la sortie de l’église Santa Croce.
Ce sentiment, ce trouble ressenti par l’écrivain voyageur devant les beautés florentines a donné son nom au symptôme. Depuis chaque année, une dizaine de personnes sont victimes de réactions incontrôlées devant le "David" de Michel Ange, le "Bacchus" du Caravage ou le "Le printemps" de Botticelli.
A Florence, l’hôpital Santa Maria Nuova recense ces cas de " souffrance psychique face aux œuvres d’art. Entre 1980 et 1990, 106 cas ont été recensés et le chiffre est quasi identique pour la décennie suivante. D’après les études menées, il s’agirait en majorité de femmes célibataires de moins de quarante ans, voyageant seules.
Les symptômes sont toujours les mêmes. Vertiges, perte du sentiment d’identité et du sens de l’orientation, violentes douleurs à la poitrine, tachycardie et cela peut même aller jusqu’à la dépression. Le sujet passe d’un état d’exaltation, de sentiment de toute puissance à des attaques de panique et à la peur de mourir. Une personnalité impressionnable, le stress du voyage et de la rencontre avec une ville comme Florence, hantée par les fantômes des géants.
Heureusement pour la plupart d’entre nous cela ne va pas jusqu’à cette situation extrême. Il n’empêche que les gardiens de musées suivent une formation pour faire face à ce syndrome.
A bientôt donc dans un autre lieu magique et harmonieux de blancheur qu'est le site de Pise...
Ce qui est en fin de compte prodigieux, c’est tout simplement que ces symptômes prouvent l’incroyable puissance de l’Art, en mesure de provoquer pareilles émotions absolues. (Je me souviens avoir ressenti une admiration indicible devant les œuvres de Pieter Brueghel l’Ancien, au Kunsthistorisches Museum de Vienne : il faut avoir vu la Tour de Babel, la Procession au Calvaire ou le Triomphe de la Mort pour comprendre !)
Face à ce syndrome de Stendhal, les Italiens seraient immunisés, blasés en quelque sorte ! Tout comme les Américains ou Asiatiques, parce qu’il ne s’agit pas de leur culture ...
Connais-tu son équivalent, le syndrome de Jérusalem ? A la différence qu’il ne se rapporte pas aux œuvres d’art, mais au sens religieux révélé lors du pèlerinage dans la ville sainte.
Surprenant également, le syndrome de Paris dont souffrent les Chinois en visite dans la Ville Lumière : il serait dû à un trop grand décalage entre la réalité de leur expérience touristique à Paris et l’image idéalisée à outrance que les publicités ou films leur proposent dans leur pays, une image-cliché bien éloignée de la réalité (saleté de certains quartiers, risques d’agression, inégalités, ou tout simplement indifférence des Parisiens face aux touristes).
En guise de réponse à la première phrase de ton commentaire, j’ai envie de te répondre que, quand la motivation est là, face à un tel chef d’œuvre, finalement, ce dessin n’était pas si compliqué à réussir ! Et les mots que tu emploies dans ta dernière phrase illustrent à merveille ce haut-lieu architectural qui a inspiré le prochain dessin que je présenterai ; et que la pupille de la photo reflète. A propos, pupille, tu te doutes que cette photo n’a pas été choisie par hasard : Galilée, qui construisit la première lunette d’observation des astres, est né à Pise et mourut ... à Florence !
Merci pour ce souhait. (soit dit en passant, une journée qui, à 16 h 38, heure de votre message, était déjà largement entamée, à moins que vous ne m'écriviez du Canada ...)
Cette Porte et la beauté de Florence vous auraient-elles laissé insensible ? Permettez-moi de le penser, car vous ne communiquez aucun avis personnel.
Merci Fan !
Je suis heureux de lire qu’apparemment, votre projet de voyage à Florence pourrait se concrétiser. Si le doute vous assaille quant à votre capacité à « tenir le coup », et bien que je ne souhaite pas vous décourager, sachez de plus que – entre autres lieux à visiter en Toscane – le site de Pise est, comme l’a si bien écrit Christiana ci-dessus, un lieu magique et harmonieux de blancheur à ne pas manquer (une heure et quart, en train et pour quelques euros seulement, le sépare de Florence) et que le Palio de Sienne – qui se déroule chaque année les 2 juillet et 16 août - est à voir si l’on aime les chevaux mais à éviter toutefois si l’on craint la foule ! Sienne, tout comme Florence et Pise, vallent le détour !
PS Le dessin-caricature de Moïse n’est pas de moi, je l’ai trouvé ICI !
Bonne journée !
Je ne connais pas la Touraine ... Un jour, sans doute ...
Entre autres talents, Da Vinci excellait en technologie : nul doute qu'il aurait aisément trouvé des solutions à tous ces bugs à répétition de OB ! Oui, depuis ce matin, les soucis sont nombreux et affectent l'accès à l'administration, la publication des commentaires et leur visibilité sur le blog, etc. J'espère que vous ne devrez pas attendre trop longtemps avant de lire cette réponse et de voir apparaître sur mon article les images que vous vous réjouissiez tant de découvrir (et je vous en remercie bien sincèrement) !
Il est surprenant que l’on ne m’ait pas posé cette question plus tôt : loin de la redouter, rassurez-vous, je l’attendais avec impatience et vous en remercie ...
Pourquoi pas le haut comme l’original ? (Et pourquoi pas, également, les flots visibles sur la gauche du bas-relief original ?)
Tout simplement parce que le cadrage de mon dessin correspond à celui de la photo – très précise car en haute résolution - trouvée il y a quatre ans sur internet et que ce cadrage me convenait parfaitement ! J’avais pourtant consulté d’autres photos en ma possession, mais les détails n’y apparaissaient pas aussi nettement, et finalement qu’importe, j’avais surtout envie de dessiner ces corps en mouvement, ces drapés, le reste du tableau – sans estimer pour autant qu’il soit moins beau – ne m’intéressant guère ...
Autre avantage à préférer ce cadrage : je préférais dessiner sur un format de dessin assez réduit, 30 x 45 cm, plutôt que sur un plus grand format (le tableau original carré de Ghiberti mesure 79,5 cm de côté).
Une idée vient d’effleurer mon esprit : si j’étais sculpteur, j’essaierais de ... Non, je n’en serais pas capable ! (Vous peut-être ? Un sacré défi !)
D'après ce que je découvre sur son site, vous seriez à bonne école Avec Annick Leroy pour réaliser une sculpture monumentale ( ! )... Non, rassurez-vous, je pensais "tout simplement" à un petit bas-relief sculpté, pas plus grand que mon dessin, d’une relative épaisseur, juste suffisamment pour laisser apparaître les personnages en relief ...
Je vous souhaite un stage bien agréable, riche en découvertes et rencontres ... Au plaisir de vous lire sur votre blog Tifet !