Le 29 avril dernier, je vous proposais de découvrir mon premier coup de foudre, La ferme bressane , un de mes dessins préférés.
découvrez aujourd'hui ce dessin de bas-relief égyptien calcaire,
la reine Tiy.
Ce dessin appartient à mon ami Richard Lejeune. Il pourrait être, en quelque sorte, le symbole de l'amitié qui nous lie. Pourquoi ?
S'il vous est arrivé de cliquer sur le lien "Egyptomusée", vous aurez très vite compris que Richard est passionné d'Egypte et vit dans une autre galaxie, en communion avec tous ces pharaons en quête d'immortalité.
Cette passion, il me l'a communiquée, même si l'élève n'arrive pas à la cheville de son maître (ni ne cherche à y arriver).
Cette passion, il a tenu le pari de la partager, il y a quelques années, avec mes élèves de 6ème année primaire de 12 ans. Pari gagné, puisque pendant quelques après-midi hebdomadaires, trop courts, au cours desquels il les tenait en haleine pendant deux heures trop vite passées (ces jours-là, ils n'avaient pas envie de récré), il leur avait longuement raconté l'histoire de l'Egypte, et réussi à donner le goût et l'envie à bon nombre d'entre eux d'en connaître plus sur ce vaste thème.
En guise de remerciement pour son dévouement et son talent, j'avais choisi de dessiner, pour lui, ce bas-relief qu'il m'avait fait découvrir et que je trouvais moi aussi merveilleux : je lui avais offert ce dessin que j'avais eu tant de bonheur à élaborer. C'est par une larme écrasée au coin de l'oeil qu'il m'avait remercié de ce cadeau. Je sais que la Reine Tiy l'observe chaque jour et veille sur lui, pendant qu'il rédige ses articles et offre aux passionnés de l'Egypte son Egyptomusée.
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| PHOTO ORIGNALE | DESSIN |
Mais qui est Tiy, cette si belle reine ?
Tout simplement, la mère d'Akhnaton. Richard nous éclairerait sans doute davantage.
Je me contenterai de vous dire que ce portrait de Tiy, d'après mes sources d'information reprises dans la bibliographie en bas de
page, représente un des sommets de l’art du portrait officiel. C’est une des pièces les plus renommées des collections des Musées d’Art et d’Histoire de Bruxelles.
La reine Tiy est représentée à la fois en reine et en divinité.
De la reine, elle porte le flabellum (chasse-mouche) à fleur de lys stylisée, le diadème orné au front du double uraeus, et, dans la
nuque, d'un Horus aux ailes déployées.
De la déesse, elle porte
une haute coiffure surmontée à l'origine de deux hautes plumes qui l'assimilent à Mout, déesse du ciel.
Le style est d'une élégance rare, particulièrement en ce qui concerne le visage, très idéalisé. On observera que, faisant usage d'un
relief d'à peine trois millimètres d'épaisseur, le sculpteur, en un jeu de lignes souple et élégant, arrive à rendre à la fois le regard (ombre amassée vers l'avant de l'oeil), la palpitation des
narines et la sensualité de la bouche, avec le pli aux commissures affaissées et la lèvre supérieure un peu lourde.
Une perruque tripartite couvre ses cheveux naturels, dont une mèche apparaît encore entre l’oreille et le sourcil. Sa tête est ceinte
de la traditionnelle couronne des reines dont seule la partie inférieure est conservée. Contrairement à l’usage traditionnel, le diadème est orné d’un faucon et non d’un vautour. Admirables sont
également les courbes de l'épaule, du flabellum et du sein.
BIBLIOGRAPHIE
Agnès RAMMANT-PETERS – Luc DE ROY
La femme aux temps des pharaons : six œuvres d’art de la collection égyptienne des Musées Royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles, 1985.



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