Bonjour, comment allez-vous ? Je vois que
vous ne voulez pas manquer le rendez-vous que je vous avais fixé avant-hier, lors la première partie de cette visite guidée, en promettant de bientôt vous
présenter les oeuvres artistiques, non dénuées d'intérêt, de l'ermita.
Si on le rencontre à partir du Moyen Âge, c'est aux 17e et 18e siècles qu'il prend de l'importance, en devenant une véritable oeuvre d'art. Son iconographie évoque essentiellement la vie du Christ, de la Vierge et des Saints.
Retablo de San Juan Bautista.
Círculo del Maestro de Perea.
Ermita de Nuestra Señora de la Huerta. Ademuz.
Photo : Arxiu Mas, 1932
"San Miguel" Photo : Arxiu Mas, 1932 |
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"San Sebastián" Photo : Arxiu Mas, 1932 |
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Pour le plus grand bonheur des historiens, l’ermita abrite encore sous son toit deux autres œuvres artistiques intéressantes, historiquement du moins. La chapelle a conservé jusqu’à nos jours une peinture sur bois de « la Vierge au Lait ». C'est un tableau de l'école valencienne du XVe siècle, attribué à Reixach. Je ne puis malheureusement vous en montrer une photo. Par contre, on peut encore admirer, peinte sur un pilastre, l’effigie de Marie Madeleine (La figura de María Magdalena). |
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C'était une intervention agressive et qui a abîmé certaines oeuvres picturales anciennes. Cependant, comme il n'existe pas mal qui par bien ne finisse, l'action a mis en évidence qu'une série de peintures murales ornaient - par le passé - l'ermita, quelques fragments de ces décorations étant déjà devinés dans certaines zones ; ces peintures, nous le verrons plus loin, sont aujourd'hui considérées de grande valeur, pas uniquement à cause de leur caractère ancien mais aussi parce qu’elles comptent parmi les exemples - peu abondants en ce domaine - conservés dans la Communauté valencienne.
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Cette effigie de la première moitié du XVe siècle a récemment fait l'objet d'une minutieuse restauration. Peinte sur un fond pâle gris bleuté, elle se trouve encadrée dans sa partie supérieure par une fine décoration crénelée dans des tons vivants orangés et ocre : une architecture succincte en manière de dais, qui évoque le lieu d'origine de la sainte représentée, Magdala, ville fortifiée de Galilée avec à cette époque vingt mille habitants. Enfin, aucun doute n’est possible quant à l’attribution de cette effigie à Marie Madeleine, car la composition picturale reste couronnée d'une inscription en lettres gothiques noires... Une Madeleine De forme élancée, parée d’une tunique d’un rouge criard, estampée de motifs floraux blancs, elle présente un beau visage ovale entouré de très longs cheveux blonds qui se prolongent des deux côtés du corps jusqu’à hauteur des genoux. Un fin collier de perles rouges et noires enserre le cou : avec les vêtements riches et la longue chevelure, il symbolise la vanité mondaine et se présente comme un témoin de sa vie passée dissolue.À la main droite, elle exhibe son attribut le plus caractéristique : le flacon d'onguents destinés à laver les pieds de Jésus ou son corps après sa crucifixion. Remarquons le nimbe qui entoure sa tête, indicateur indubitable de sa sainteté. |
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Voilà. J'espère avoir pu, par cette double visite guidée, vous démontrer que l’ermitage de Notre Dame de l’Horta, ce joyau de l’architecture valencienne, constitue un résumé de styles artistiques, en vertu des agrandissements successifs réalisés pendant son histoire et des oeuvres qu'elle contient ou a contenues. Je suis fier, de toute manière, d’avoir pu la dessiner et partager avec vous toutes ces découvertes.
Attendez, ne partez pas. Vous souvenez-vous que j’avais reçu un message d'Isabel, attirant mon attention sur ces quelques tuiles du dôme de la chapelle Saint-Antoine non encore dessinées ? Je n'ai pas encore repris mon dessin, trop concentré par celui qui m'occupe pour l'instant, le "Palais du Marquis de..." dont je vous montrerai l'état d'avancement ce dimanche 15 novembre. Je restaurerai ce dôme un peu plus tard.
Je vous souhaite une bonne journée. N'oubliez pas le guide...
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